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Je n’avais encore rien lu de cette auteure (qui a pourtant écrit presque une trentaine de livres !) et une fois de plus, c’est la couverture du roman qui m’a poussée à l’acheter . En plus, l’histoire se déroule à New York au début du vingtième siècle, et c’est une période que j’adore . Comment peut- on s’imaginer, lorsque l’on se balade à Manhattan et que l’on se tord le cou pour voir jusqu’où montent les gratte-ciels, qu’auparavant, il n’y avait là que des marécages, des oiseaux et même des loups!

Avec The Museum of Extraordinary Things, nous voici propulsé un siècle en arrière, dans un récit qui va, en alternance, donner la parole à deux personnages.

Eddie a dû fuir les pogroms et son village natal de Russie avec son père pour émigrer à New York . Rapidement le jeune homme s’éloignera de son père auquel il ne veut surtout pas ressembler et deviendra photographe professionnel, spécialisé dans les scènes de crime.

Coralie, fille timide, persuadée d’être un monstre à cause d’une malformation de ses mains est totalement sous la coupe de son père. Cet homme, le Professeur Sardie tient un petit musée de « monstres » à Coney Island . ( qui est un de mes endroit préféré de New York, hyper dépaysant et si vous y allez, il FAUT manger un lobster sandwich face à la mer,avec une bonne bière !) . Il saura parfaitement exploiter la syndactylie ( pas facile à caser, hein !) de sa fille et fera d’elle le clou de son spectacle en la faisant passer pour une sirène .

Bien sûr, vous vous doutez bien que qu’Eddy et Coralie vont se rencontrer et tomber amoureux mais une fois de plus, ce n’est pas ce qui m’a le plus charmée dans ce roman .

Non, ma préférence va a l’aspect sociologique et au contexte historique du livre .

Il y a bien sûr l’évocation du New York du début du 20°, avec les conditions de travail épouvantables des ouvriers alors que la haute société prospère gentiment . C’est la deuxième fois que je lis un roman dans lequel est évoqué le dramatique incendie de l’usine textile du Triangle Shirtwaist et cela reste toujours effroyable d’imaginer ce que ces pauvres ouvrières ont dû vivre .

Eddie et Coralie sont bien sûr des personnages attachants mais je crois que j’ai préféré toute la flopée de personnages secondaires que l’on croise dans ce roman : l’ermite du marécage, homme réputé dangereux et qui a un loup pour animal de compagnie, les « monstres » qui se produisent dans le musée du Professeur Sardie, victimes de leurs différences physiques, le cocher ancien criminel qui parle aux oiseaux …

Bref, un roman qui m’a fait passer un bon moment de lecture . Petit bémol cependant, j’ai trouvé qu’il y avait beaucoup de longueurs , en particulier dans la seconde moitié du livre .

Je compte bien cependant poursuivre ma découverte de l’univers d’Alice Hoffman …

The Museum of Extraordinary Things – Alice Hoffman – 365p.

 

 

 

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