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J’ai découvert l’univers de Sandrine Colette à l’envers .

J’ai en effet  commencé par   Six fourmis blanches que j’ai dévoré en quelques jours . J’ai ensuite enchaîné avec Des noeuds d’acier, qui m’a bien plu et je viens de finir celui donc qui fût en fait son deuxième roman . Et bien je dois vous avouer qu’heureusement que ma lecture n’a pas suivi l’ordre chronologique de publication ! Quelle déception !

Je vous donne un bref aperçu de l’histoire avant de vous expliquer pourquoi je n’ai pas aimé ce roman .

Le livre s’ouvre sur une scène de bonheur : Andréas, Laure, sa future femme, et Octave sont dans une voiture un jour d’été . Ils sont jeunes, ils sont beaux , ils sont d’humeur joyeuse . Puis soudain ( pour une raison que je ne vous révélerai pas au cas où vous auriez quand même envie de lire ce roman !) c’est l’accident . Andréas et Octave s’en sortent avec de grosses séquelles physiques et psychologiques mais Laure est tuée sur le coup .

Le roman nous transporte ensuite dix ans après ce terrible accident . Les deux hommes sont propriétaires d’un domaine viticole dans lequel ils vivent comme des reclus . Arrive le temps des vendanges et une troupe de jeunes étudiants est recrutée pour aider à la récolte . Parmi eux, Malo et Camille, sa soeur, qui ressemble comme deux gouttes d’eau à Laure, la bien-aimée défunte d’Andréas . Rapidement, Camille se sent attirée par Octave alors qu’Andréas, tapi derrière les rideaux de la haute maison, épie cette idylle naissante et sent  la rage monter en lui . Malo, lui, n’apprécie pas non plus de voir Octave se rapprocher ainsi de sa jeune soeur . Une dispute éclate entre les deux hommes et Malo disparait. Ses amis qui connaissent le caractère fantasque du jeune homme ne s’inquiètent pas outre-mesure alors que Camille pressent qu’il est arrivé malheur à son frère …

Pourquoi ai-je un avis si négatif sur ce roman ? Déjà , l’histoire d’amour entre Camille et Octave me fait un peu trop penser à La Belle et la Bête .Et moi, les contes de fées …. ben je n’ai jamais aimé, en fait !

De plus, le personnage de Camille est un tantinet agaçant . Pourquoi ne prévient-elle pas directement ses parents si elle est si inquiète que cela ? L’excuse donnée par l’auteure me paraît peu crédible .

D’autre part, il se trouve que je connais bien le milieu des vendanges pour avoir été, lorsque j’étais étudiante, une de ces  » coupeuses de raisin » pendant quelques années . Et je peux vous assurer que la petite Camille qui est promue « porteuse  » au bout de quelques jours dans les vignes, et bien dans la vraie vie, ce n’est pas possible ! Déjà, c’est une tâche que le patron confie en général à quelqu’un qu’il connait bien mais surtout je vois mal une frêle jeune fille porter des baquets d’environ quarante kilos remplis de raisin !

Enfin, les gens du cru qui accompagnent ces jeunes dans les vignes pour faire les vendanges me paraissent bien caricaturaux . De la femme simplette et battue par son mari au contremaître bourru au grand coeur, aucun n’a attiré mon attention .

Et que dire de l’intrigue ? Alors oui, certes, on sent une tension qui monte dans le roman mais l’intrigue est souvent confuse ou au contraire simpliste . La fin m’a presque fait rire tant elle est grotesque et finalement peu claire .

Bref, si les deux autres romans de Sandrine Colette sont fort réussis, vous pouvez largement vous passer de perdre votre temps avec celui-ci.

J’ai vu en librairie qu’elle venait d’écrire un nouveau roman, je vais me renseigner ici ou là avant de m’y plonger … ou pas !

Un vent de cendres- Sandrine Colette – 255p.

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